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samedi 24 octobre 2026

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Kitao Sakurai, réalisateur de Street Fighter, entre absurde et succès

Kitao Sakurai, ancien acteur devenu réalisateur, connaît un succès avec le film Street Fighter. Son parcours singulier mêle audace, absurdité et perspective unique.

Illustration pour l’article Kitao Sakurai, réalisateur de Street Fighter, entre absurde et succès (c) Alger DZ
Illustration pour l’article Kitao Sakurai, réalisateur de Street Fighter, entre absurde et succès (c) Alger DZ

Kitao Sakurai s’impose aujourd’hui comme une figure originale du cinéma américain avec « Street Fighter », le film inspiré du célèbre jeu vidéo qui domine actuellement le box-office américain.

Un début de carrière teinté d’originalité

En 1999, alors adolescent, Sakurai apparaissait dans le film « Dogma » de Kevin Smith, incarnant un rôdeur sur rollers dans une scène marquante. Originaire de Cleveland, il était déjà attiré par une vision décalée et déjantée que l’on retrouvera plus tard dans ses œuvres.

Il a grandi avec des influences variées allant des films d’arts martiaux de Jackie Chan et Jet Li jusqu’aux œuvres de Robert Altman. À 19 ans, il quitte l’université pour s’installer à New York, se lançant dans la réalisation indépendante, débutant par la direction de clips musicaux.

La rencontre déterminante avec Eric André

Au milieu des années 2000, Sakurai croise le chemin d’Eric André, dont l’esprit créatif correspondant parfaitement à l’approche visuelle et esthétique de Sakurai. Ensemble, ils conçoivent un prototype qui aboutira à « The Eric Andre Show », un anti-talk-show à l’humour absurde, difficilement accepté par les chaînes au départ.

Finalement diffusé sur Adult Swim en 2010, ce programme a duré 60 épisodes, plusieurs épisodes spéciaux et décroché un Emmy, confirmant le succès de leur collaboration. Cette série est devenue le laboratoire d’expression du goût de Sakurai pour l’absurde sans concession, où la logique narrative n’est pas toujours nécessaire à l’impact émotionnel.

Le passage à la réalisation de longs métrages

En 2010, il signe son premier long-métrage, « Aardvark », mélangeant documentaire, fiction et thriller, centré sur la relation réelle et complexe entre un alcoolique en rétablissement et son professeur de jiu-jitsu.

Plus tard, en collaboration avec André, il réalise « Bad Trip », une comédie mélangeant caméra cachée et récit fictionnel, initiée dès la deuxième saison de la série. Ce film suit deux amis en road trip à New York, ponctué de farces souvent surréalistes destinées au public. Prévu pour une sortie en salles en 2019, la pandémie a bouleversé ce planning. Malgré un accident de diffusion sur Amazon Prime et un report, le film a été distribué en streaming par Netflix en 2021, trouvant une audience notable en plein contexte de crise sanitaire.

Une vision singulière appliquée à Street Fighter

Fort de ces expériences, Sakurai a pu proposer sa vision pour « Street Fighter » après que les frères Philippou se soient retirés du projet. Le réalisateur a recentré l’histoire autour de deux frères adoptifs et meilleurs amis en conflit, incarnés par Noah Centineo et Andrew Koji, une orientation très personnelle qu’il qualifie de « left-of-center », à contre-courant.

Ce projet a rassemblé sa passion pour le cinéma d’action et le jeu vidéo, une connexion importante pour lui pendant l’enfance, tant du point de vue culturel que social, notamment autour de ses racines japonaises.

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