Une attaque à l’aéroport de Riyad a fait au moins 12 morts et plus de 300 blessés, affectant gravement l’activité du principal aéroport de la capitale saoudienne.
Les autorités saoudiennes ont confirmé que cette attaque meurtrière survenue à l’aéroport international King Khalid de Riyad a coûté la vie à douze personnes, dont quatre Saoudiens et plusieurs étrangers originaires de pays tels que le Bangladesh, les États-Unis, la Jordanie, la Palestine, la Syrie, le Soudan et l’Égypte. La majorité des blessés, au nombre de 309, ont également été pris en charge avec certains dans un état critique.
Ce nouvel assaut a conduit à la suspension complète des vols au départ et à l’arrivée de cet aéroport essentiel à la région. Plusieurs compagnies aériennes du Golfe, telles que Kuwait Airways, ont annulé leurs vols invoquant des raisons sécuritaires, et les ambassades occidentales ont invité leurs ressortissants à éviter les lieux jusqu’à nouvel ordre.
Les autorités saoudiennes ont imputé cette attaque aux rebelles Houthis, un groupe armé yéménite soutenu par l’Iran, qui revendique une série de frappes similaires sur des infrastructures critiques saoudiennes. La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite a qualifié l’attaque de « crime de guerre » et promis une réponse sévère.
Ce regain de violence reflète l’escalade des combats entre le gouvernement yéménite reconnu et les Houthis, qui contrôlent une grande partie du pays. Ces affrontements ont des répercussions directes sur la sécurité régionale et sur le trafic aérien civile en Arabie saoudite, un acteur clé dans le Golfe et dans les relations avec l’Algérie et d’autres pays de la région.
La portée internationale de cette agression est illustrée par la mort d’un citoyen américain et de plusieurs autres étrangers, signe de l’enjeu global autour du conflit yéménite, qui engage des puissances régionales et un large spectre d’acteurs étatiques.
Ces événements rappellent les tensions persistantes dans la région du Golfe et les risques sécuritaires permanents pour les intérêts économiques et stratégiques, notamment en lien avec la navigation commerciale dans des voies cruciales proches du Yémen, comme le détroit de Bab al-Mandab. Pour l’Algérie, qui entretient des relations diplomatiques tant avec l’Arabie saoudite qu’avec le Yémen, ces développements soulignent l’importance de la stabilité régionale et de la diplomatie pour assurer la paix et la sécurité dans l’ensemble du Maghreb et Moyen-Orient.


