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samedi 24 octobre 2026

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Hur Jin-ho inaugure le Festival du Film de Singapour avec son thriller politique

Le réalisateur sud-coréen Hur Jin-ho a ouvert la 37e édition du Festival International du Film de Singapour avec son thriller politique « The Assassin(s) », malgré des pressions conservatrices en Corée du Sud.

Illustration pour l’article Hur Jin-ho inaugure le Festival du Film de Singapour avec son thriller politique (c) Alger DZ
Illustration pour l’article Hur Jin-ho inaugure le Festival du Film de Singapour avec son thriller politique (c) Alger DZ

Le Festival International du Film de Singapour (SGIFF) a débuté sa 37e édition en mettant à l’honneur le thriller politique « The Assassin(s) » du réalisateur sud-coréen Hur Jin-ho. Ce choix a suscité une controverse en Corée du Sud, où des membres de l’opposition conservatrice avaient demandé son exclusion du festival.

Une défense vigoureuse de la liberté d’expression

Hur Jin-ho a exprimé sa gratitude envers le festival pour avoir soutenu la liberté d’expression ainsi que la liberté artistique dans le cinéma. Le réalisateur a affirmé que cette décision encourageait tous ceux ayant participé au film, des acteurs à l’équipe technique, à poursuivre leur engagement.

Le président du festival, le réalisateur singapourien Boo Junfeng, a souligné que le festival avait reçu des pressions de groupes sud-coréens pour annuler la projection. Néanmoins, le SGIFF a maintenu sa sélection, mettant en avant le mérite artistique du film et sa contribution au cinéma asiatique contemporain.

Boo Junfeng a rappelé la politique du festival de ne pas censurer les œuvres présentées, afin de respecter la vision artistique des réalisateurs sans altération, position soutenue même face aux pressions extérieures.

Un film historique et controversé

« The Assassin(s) » revient sur un épisode marquant de l’histoire sud-coréenne : le meurtre de Yuk Young-soo, épouse du président Park Chung-hee, survenu le 15 août 1974 lors d’une cérémonie officielle. Le film met en scène des figures clés de l’enquête, mais adopte un point de vue ambigu quant aux responsabilités, ce qui a alimenté le débat.

Deux semaines avant le début du festival, le parti conservateur sud-coréen People Power Party, représentant 109 députés, avait adressé une lettre au SGIFF pour demander le retrait du film, l’accusant de déformer l’histoire et d’aller à l’encontre du sentiment public en Corée du Sud.

Les producteurs ont répondu en précisant que le film n’affirmait pas de faits historiques définitifs, présentant plutôt une interprétation dramatique libre d’événements. Cependant, cette controverse a perturbé la promotion du film lors de sa présentation au Festival de Busan, où certaines apparitions des acteurs ont été annulées pour des raisons de sécurité.

Un choix artistique assumé

Sur scène à Singapour, Hur Jin-ho a expliqué que l’événement tragique de 1974 l’avait marqué dès son enfance et qu’il avait voulu l’aborder sous la forme d’un thriller d’investigation, cherchant à explorer les contradictions entre les récits officiels et les faits ultérieurement dévoilés.

Le producteur Kim, collaborateur de longue date d’Hur, a exprimé son admiration pour le réalisateur, soulignant l’importance de leur travail commun sur plusieurs films qui allient sensibilité et questions sociales profondes.

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