Dans « The Family Table », Lee Hanju met en scène un père paisible confronté au système scolaire après le harcèlement subi par sa fille. Ce projet coréen fait partie du Asian Project Market, événement organisé dans le cadre du Busan International Film Festival.
Une famille ordinaire bouleversée par le harcèlement
Le film raconte l’histoire de Gyu-seong, 42 ans, et de son épouse Seon-gyeong, 43 ans, qui mènent une vie calme avec leurs deux enfants. Leur quotidien bascule lorsqu’ils découvrent que leur fille de 12 ans, Ji-woo, est victime de remarques à caractère sexuel au sein de son établissement scolaire. Face à une institution qui se réfugie dans ses procédures pour étouffer l’affaire, un comité d’examen de la violence scolaire conclut sans décision claire. Gyu-seong décide alors d’engager une action judiciaire.
Une lutte qui fragilise la famille
Au fil du combat, les difficultés financières et le regard pesant de leur entourage affectent les revenus et l’unité du foyer. Par ailleurs, des révélations concernant Chan-yeong, un garçon de 12 ans désigné comme responsable, surgissent, faisant basculer l’histoire. Gyu-seong s’interroge : défend-il vraiment sa fille ou règle-t-il de vieux comptes liés à des rancunes longtemps refoulées ?
Un récit aux multiples nuances
Pour Lee Hanju, le film s’inspire des petites ou grandes injustices auxquelles les gens acceptent de se plier pour éviter la confrontation. Il soulève des questions sur la définition d’une « bonne personne » et sur ce qu’il advient lorsqu’une personne jusque-là pacifique décide de se battre pour ce qu’elle ne peut perdre. Plutôt que de catégoriser les personnages en héros ou en méchants, le réalisateur souhaite que le public comprenne les motivations qui guident leurs choix.
Une portée universelle et recherche de partenaires
Bien que l’histoire soit ancrée dans la société coréenne, Lee Hanju estime que les thèmes d’isolement familial face aux institutions et au regard public peuvent trouver une résonance internationale. Le réalisateur est ouvert à une coproduction étrangère et envisage même de transposer le récit hors de Corée. À Busan, l’équipe cherche des partenaires habitués à des films à forte charge sociale, des agents commerciaux, et des investisseurs afin de compléter le financement prévu pour un début de tournage à la fin 2027.
Un autre projet en préparation
Par ailleurs, Lee travaille sur Shoot-Off, un autre film mêlant mystère et sport, centré sur la rivalité entre deux femmes tireuses de compétition. La production de ce long métrage devrait commencer en décembre 2026, avec une sortie programmée pour le milieu de l’année 2027.



