La bande de Gaza, frappée depuis trois ans par un conflit dévastateur, peine toujours à sortir de la crise humanitaire majeure qui la frappe.
Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte d’Israël, le territoire ne connaît que peu d’amélioration malgré le cessez-le-feu instauré un an plus tard. Les milliers de bâtiments détruits n’ont quasiment pas été reconstruits faute de moyens matériels et financiers. À l’entrée de Gaza, c’est un paysage fait de montagnes de gravats et d’ensembles résidentiels pulvérisés qui accueille les visiteurs, témoignant de la violence des affrontements.
Un territoire en ruines et une population démunie
Selon les experts internationaux et les agences onusiennes, 82 % des infrastructures à Gaza ont été détruites. La mesure des dégâts est d’autant plus dramatique que près de 74 000 personnes ont trouvé la mort depuis le début du conflit. Aujourd’hui, environ 2,1 millions de Palestiniens vivent parmi les débris, souvent dans des tentes de fortune, loin de conditions décentes.
Nombreux sont ceux qui tentent de déblayer à la main les décombres accumulés, un travail qui progresse à un rythme très lent face à des volumes estimés à environ 60 millions de tonnes. Le Programme alimentaire mondial intervient pour aider au nettoyage, mais la tâche reste colossale.
Une crise sanitaire et sociale aggravée
Les infrastructures sanitaires et d’assainissement ayant été largement détruites, les habitants font face à des conditions sanitaires alarmantes. La contamination par les eaux usées provoque la prolifération de maladies, notamment des infections gastro-intestinales et des pathologies de la peau.
Les troubles psychologiques affectent aussi profondément la population, liée au traumatisme des pertes humaines et aux conditions de vie précaires. De nombreuses familles ont été brisées, certaines voient les enfants regroupés dans des abris séparés pour limiter le risque d’une disparition collective en cas de nouvelle attaque.
Vers une reconstruction incertaine
Malgré l’engagement pris à l’annonce du cessez-le-feu en octobre 2025, la reconstruction de Gaza se heurte à un grave manque de ressources. Cette situation fragile a des implications politiques et humanitaires majeures qui dépassent les frontières du territoire. Pour un pays comme l’Algérie, qui suit avec attention la question palestinienne, la persistance de cette situation dramatique souligne l’importance des enjeux diplomatiques et humanitaires au Proche-Orient.
La communauté internationale demeure confrontée au défi d’apporter une aide durable, condition indispensable à la stabilisation de Gaza et à l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.


