Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a ravivé la controverse autour de l’attaque de Fort Hood en 2009 en critiquant la réaction de l’ancien président Barack Obama.
<pLors d’une interview avec une chaîne de droite, Hegseth a accusé à tort Obama d’avoir qualifié l’attaque de « violence au travail », minimisant ainsi l’acte terroriste commis par Nidal Hasan, un psychiatre militaire ayant tué 12 soldats et un civil sur la base texane. Cette version contredit les propos d’Obama lui-même, qui avait reconnu en 2013, lors d’un discours à l’université de défense nationale, l’existence d’une menace venant d’individus radicalisés sur le sol américain.
La polémique trouve ses racines dans le refus de l’armée américaine à l’époque de classer cette attaque comme un acte de terrorisme, ce qui a privé les familles des victimes d’une reconnaissance et de certains avantages liés aux décorations militaires. Ce refus a mené à une action en justice déposée par les proches des victimes, qui a été rejetée en 2019.
Le débat s’intègre dans un contexte politique plus large aux États-Unis, avec des reprises et des distorsions de faits faites par Donald Trump et ses alliés, entre autres sur l’origine de l’attaque et la responsabilité supposée de l’administration Obama. Ces accusations reposent notamment sur de fausses allégations selon lesquelles des courriels auraient alerté les autorités avant l’attaque sans réactions appropriées.
Aux États-Unis, cette polémique souligne les divisions sur la manière de qualifier et de traiter les attaques terroristes sur le territoire national, ainsi que les enjeux politiques liés à la mémoire et à la reconnaissance des faits.


