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lundi 26 octobre 2026

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Jérôme Bonnell dresse le portrait lucide d’une génération dans sa nouvelle série

Avec sa série "Un jour on fera l’amour", Jérôme Bonnell explore les blessures et contradictions d'une génération à travers la rencontre de deux jeunes dans une ville de Touraine.

Illustration pour l’article Jérôme Bonnell dresse le portrait lucide d’une génération dans sa nouvelle série (c) Alger DZ
Illustration pour l’article Jérôme Bonnell dresse le portrait lucide d’une génération dans sa nouvelle série (c) Alger DZ

Dans « Un jour on fera l’amour », le réalisateur Jérôme Bonnell dépeint avec finesse et humour la complexité des jeunes d’aujourd’hui à travers une rencontre improbable entre deux êtres cabossés.

Une comédie romantique sur fond de réalités sociales

La série raconte l’histoire d’Aurore, une jeune femme de 33 ans au caractère exubérant, qui vient de se faire quitter et navigue entre petits boulots et malversations pour vivre. Elle croise la route d’un homme qui, après avoir obtenu un diplôme de psychologie, aspire à devenir journaliste tout en s’occupant de son père alcoolique. Tous deux incarnent une jeunesse marquée par des blessures profondes et des contradictions.

Située dans une petite ville de Touraine, cette fiction en quatre épisodes brosse un portrait nuancé de cette génération, entre charme et réalisme cru. Jérôme Bonnell souligne l’importance d’aborder ce qui se cache derrière l’apparente brutalité d’Aurore, révélant ses blessures enfouies et sa rudesse apparente.

Les tensions entre générations et le poids de l’héritage

La série s’attarde également sur le contexte social et culturel, notamment les tensions entre des jeunes nés après 1985 et leurs parents issus de la génération post-soixante-huitarde. Bonnell évoque la manière dont cette génération précédente, marquée par la libération des mœurs, a laissé derrière elle des contradictions : si les carcans traditionnels ont disparu, de nouvelles oppressions, parfois masculines, ont émergé.

Selon le réalisateur, ses personnages adoptent un regard lucide et parfois féroce sur l’immaturité et l’inconséquence des générations précédentes, soulignant les comptes à régler et la complexité des héritages sociaux et culturels.

Un succès salué au Festival de La Rochelle

La série met en scène Natacha Krief et Édouard Sulpice, récemment primés au Festival de la fiction de La Rochelle, au même titre que la série elle-même. Cette production d’Arte, qui se déroule sur une période condensée de 48 heures, se démarque par sa fraîcheur et sa capacité à capturer avec justesse les contradictions et les émotions d’une jeunesse contemporaine.

« Un jour on fera l’amour » sera disponible à partir de jeudi sur la plateforme d’Arte, offrant ainsi une nouvelle voix aux récits générationnels français.

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